Vue de santa Maria del Fiore, 1744

Baptistère Saint-Jean, reconstitution de Nicolas Anquetil et Jean-pierre Huet, 2003.

En bas à gauche, dispositif du tableau perçé, façade de l'appareil observateur, reconstitution de Jean-pierre huet.

En bas à droite, Ce qui est vu, reconstitution de Jean-pierre Huet.

L'angle de champ serait alors identique à la première expérience et permettrait effectivement d'embrasser du regard la presque totalité de la place.

Mais la dimension (et le poids) du panneau ainsi obtenu empêchait la vérification grâce au dispositif du tableau percé, du fait de la difficulté de maintenir écartés les bras d'un peu moins d'une brasse (42,5 cm) en portant le tableau et le miroir, d'où la présentation in-situ du tableau amputé de la partie représentant le ciel.

L'élément important de ce second dispositif de monstration était la nécessité pour Brunelleschi de pouvoir corriger l'inversion de l'axe horizontal sans le recours au miroir en effectuant directement sur le plan la correction. Ce fait laisse sous-entendre qu'il maîtrisait alors la technique de construction papier. L'image réfléchie sur le papier huilé de l'écran de la chambre noire à sténopé lui ayant servi cette fois à vérifier l'exactitude de son dessin.

De plus, nous avons à présent la conviction que l'objectif principal du projet initial de Brunelleschi n'était pas de rechercher une technique de représentation donnant l'illusion de la profondeur mais bien de privilégier l'étude d'un procédé lui permettant de déterminer les dimensions exactes d'un édifice en fonction d'une distance et d'un point de vue donnés. Dans cette optique les formes régulières du baptistère aux dimensions qu'il devaient certainement connaître lui permettait d'étalonner sa méthode de construction qu'il pouvait ensuite vérifier avec le dispositif du

Vous êtes ici : Le secret > page 12/13.