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il n'y a guère de place que pour un seul homme à mon avis, et peut-être pas tout à fait à l'aise; elle est parfaitement fermée et obscure, sauf en un orifice d'environ un pouce et demi de diamètre, auquel il applique un long tube perspectif, fixant sur l'orifice en question une lentille convexe, tandis qu'une concave est fixée à l'autre extrémité, laquelle arrive à peu près jusqu'au centre de sa tente lorsqu'elle est montée. A travers ce tube les rayonnements visibles de tous les objets extérieurs sont intromis et tombent sur un papier disposé de façon à les recevoir, et ainsi il les trace avec son crayon, dans leur apparence naturelle.» [44] Il revient d'ailleurs à celui-ci, dans son étude de physiologie oculaire intitulée les Paralipomènes à Vitellion (1604) [45] de s'être servi le premier du principe de la camera obscura pour démontrer le mécanisme optique de l'œil fonctionnement de la vision complétée de ses aspects psychologiques soit finalisée [46]. Durant le cours du XVIIIe siècle, les performances optiques et la maniabilité de la camera obscura ne cessent d’être améliorées mais sans foncièrement toucher à son principe originel. L’une des innovations de cette période est la généralisation de l’emploi du verre dépoli en remplacement de l’écran en papier huilé.
Les recherches vont ensuite converger vers un même projet : celui de copier et de fixer les images issues de la camera obscura [46] Descartes et Locke, dans son Essai sur l'entendement humain, prendront la chambre noire comme métaphore du processus de la connaissance : pour eux, la chambre noire est à l'œil ce que l'œil est à l'esprit : «Les sensations extérieures et intérieures […] sont les fenêtres par lesquelles la lumière pénètre dans la chambre noire ; car il me paraît que l'entendement n'est pas différent d'une boîte fermée à la lumière, dans laquelle seule une petite ouverture aurait été pratiquée pour laisser pénétrer les idées.» (Locke), [source, article sur la «chambre obscure», Hachette Multimédia/ Hachette Livre, 2001]. [47] L'idée de la mécanisation du dessin découlant elle-même de la pratique de la gravure. [48] Les dates indiquées sont celles des publications annonçant la découverte de leurs procédés. Vous êtes ici : Le sténopé > page 12/16. |