Pour éviter de trop nombreux essais préliminaires, il est conseillé d'utiliser un posemètre pour le mesurer. Après avoir affiché la rapidité de l'émulsion utilisée (norme ISO/ASA) et déterminé un temps de pose à un diaphragme quelconque, appliquer cette formule :


t’ (en seconde) = t (en seconde) (f’/f)²

Dans laquelle, (t') sera le nouveau temps de pose, (t) le temps de pose initial, (f') l'ouverture relative du sténopé et (f) l'ancien numéro de diaphragme.

Il est souvent nécessaire de majorer la valeur de l'exposition du nouveau temps de pose car la surface sensible subit une modification de sa rapidité nominale due à «l'effet de Scharzschild», qui fait qu'une même quantité de flux lumineux n'exerce pas le même effet sur une couche sensible selon la durée de la pose (écarts à la loi de réciprocité).


Prendre une boîte, la matière importe peu, peindre l'intérieur en noir mat, et construire un couvercle assurant l'opacité de celle-ci. Aménager sur l'un des côtés un trou d'un centimètre de diamètre, que l'on obture ensuite en collant sur son bord un morceau de papier aluminium noirci. Se munir alors d'une aiguille à machine à coudre (en général les diamètres des aiguilles sont indiqués) et dans cette fine feuille, percer avec précision un orifice de la taille du diamètre déterminé grâce aux formules.

Votre sténopé est à présent prêt. Pour photographier les images ainsi produites, il suffit de placer une surface sensible dans la chambre à l'opposé du trou.


L'axiome de la photographie naturelle : Toute cavité peut se convertir en sténopé.


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